PRÉFACE. xxixde ce fotihalt eft impofftble , & que ce nefont pas les livres de Médecine qui ontmis cette fcience entre les mains des fem-mes & des Charlatans. En quelle languevouloient-ils donc qu écrivirent les Méde-cins Grecs , qui ont écrit les premiers &le mieux de tous; & croient-ils que cefait dans les ouvrages des grands Méde-cins François & Anglois , qui ont écritdans leurs langues , que les Charlatansde ces deux nations puifent leurs raïfon-nements infenfés & leurs recettes dange-reufes ?
Il fer oit à fouhaiter , fans doute , quela Médecine ne fût exercée que par lesMédecins, mais la chofe efi malheureufe-ment autrement ; & aujji long-temps qu'onn'aura pas trouvé le moyen d'y remédier,l'on doit s'occuper , en attendant que lafource du mal foit tarie , d'en diminuerles effets autant qu'il fera poffible. Quandje compofai f Avis au Peuple, je crus qu'ilferoit propre à remplir en partie ce butlouable : rien n'a dû jufqu'à préfent m'en-gager à changer d'idée; & en publiantcette nouvelle édition , dans laquelle j'aiprofité de quelques remarques des diffé-rents Editeurs , je ne crains point de pu-blier un ouvrage dangereux. J'ai eu lafatisfaciion de voir que des perfonnes cha-