PRÉFACE. xxiijdangereufes les plus petites erreurs , &c.font autant de difficultés qui rendent letraitement de ces maladies pénible pourles Médecins , même les plus exercés , &impoffible pour tous ceux qui ne le font pas.
La troiffeme raîfon , c'efî qu'en fuppo-fant même qu'on pût rendre ces matièresaffez Jimples pour être faiftes par tout lemonde , elles exigeraient un ouvrage d'unelongueur exceffive & difproportionnée auxfacultés de ceux à qui on le deffineroit ; ily a telle maladie chronique qui feule de-manderait un volume auffi long que celui-ci.
Enfin , en accordant que la chofe eft né-ceffaire , & quelle eft poffible , je déclareque je la trouve au-deffus de mes forces ,& que je fuis bien éloigné d'ailleurs d'a-voir le temps nécejfaire pour Pexécuter.jfe fouhaite que d'autres l'entreprennent& réuffiffent ; mais j'efpere que les per-fonnes qui me faifoient l'honneur de vouloirm'impofer cette tâche , fendront la forcede mes raifons , & n'imputeront point àopiniâtreté, ou à manque de condefcen-dance , un refus qui naît de la naturemême de la chofe. C'efî pour leur donnerune preuve de ma docilité & de ma défé-rence à leurs volontés , que je compofai ,pour Védition de 1766, le Chapitre inti-tulé , Avis aux perfonnes valétudinaires, qui