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Tome Second (1793)
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399
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d’Hist. Nat. et de Chimie. 399Quelques oxides métalliques expofés à l’adiondufeu,fe réduifent en métaux,6c fourniflent enfe réduifant un fluide aériforme , qui eft de l’airvital très-pur. C’eft à M. Bayen que l’on doit lespremières connoi fiances fur cet objet. Ilaob- vferré que les oxides de mercure, chauffés dansdes vaifleaux fermés, donnoient beaucoup d’air ,& qu’ils fe réduifoient en mercure coulant. M.Prieftley, ayant examiné cet air, vit qu’il étoitbeaucoup meilleur que l’air atmofphérique ; &c’eft à cette découverte que l’on doit fixer l’é-poque de la connoiflance exaéle que nous avonsaujourd’hui fur la calcination des métaux. Reve-nons un moment fur les phénomènes de cetteopération. Un métal ne fe calcine jamais que lorf-qu’il a un contad avec l’air ; plus ce contad eftmultiplié , plus le métal fe calcine ; une quantitédonnée d’air ne peut fervir à calciner qu’unequantité donnée de métal, comme l’a ingénieu-fement démontré M. Lavoifier en calcinant duplomb, à l’aide d’un miroir de réflexion, dansune cloche qui contenoit un volume connu d’air.Le métal en fe calcinant , abforbe une portion del’air qui l’environne , puifque le mercure au-def-fus duquel on calcine un métal fous une cloche,remonte dans ce vaifleau à mefure que la calci-nation avance. C’eft à cet oxigène abforbé que