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Tome Second (1793)
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chauffes fortement. Les métaux perdent ên brû-lant leurs propriétés métalliques d’une manièred’autant plus marquée, qu’ils ont été expofés àl’aclion du feu & au contafi de l’air pendantun temps plus long ; quelques-uns lemblent alorsfe rapprocher à l’extérieur du caraéfère des ma-tières terreufes ; aufli leur a -1 - on donné, danscet état, le nom de terres ou de chaux métalliques.On doit préférer à ce nom celui d’oxides mé-talliques, parce qu’il eft démontré aujourd’huique ces métaux brûlés ne font point des terres.comme on le croyoit il y a quelques années;mais des combinaifons avec l’oxigène. Les oxidesmétalliques n’ont plus le brillant & la fufïbilitédes métaux ; ils n’ont plus du tout d’affinité avecces corps, pas même avec ceux qui ont fervi àlesfaire. Si on les pouffe au feu , ilsfe volatiiifentou fe fondent en verres. Ces derniers font d’au-tant plus tranfparens & d’autant plus difficiles àfondre , que les métaux ont été oxidés, ou qu’ilscontiennent plus d’oxigène. Les oxides métalli-ques s’uniffent aux matières falines & terreufes.Plufieurs d’entre eux ont les caraétères de matièresfalines. L’arfenicbien oxidé devient un acide par-ticulier, dont l^s propriétés ont été examinéespar Sehéele & Bergman. Rouelle a reconnu quel’oxide d’antimoine fe diffout dans l’eau commele fait l’arfenic.