Éli MESS
la combuftiondiffere encore par un grand nombred’autres phénomènes particuliers à chaque corpscombuftible. La rapidité, la couleur, l’étenduede la flamme , l’odeur qui l’accompagne , laquantité d’oxigène abforbée, laforme,la couleur,la pefanteur, l’état du réfidu du corps brûlé, &pluficurs autres circonftances, qu’il feroit inutilede développer ici,& qui feront traitées,avec toutel’importancequ’ellesméritent,àl’article de chaquecorps combuftible , étabiiffent les différences ef-fentielles , 6c propres à caraélérifer chacun desêtres qui appartiennent à cette claff'e.
En confidérant toutes les variétés que pré-sentent les corps combuftibles pendant leur com-buffion, on ne peut s’empêcher de convenirque leur caufe n’eft point encore connue , &qu’il relie des découvertes importantes à faire furce point de la théorie chimique; déjà les degrésd’affinité diftérer.s , que parodient avoir les diverscorps combuffibles, pour s’unir à l’oxigène, peu-vent fervir à expliquer une partie de ces phéno-mènes ; en effet, il eft naturel de croire qu’uncorps, qui a une grande attraélion pour fe com-biner avec ce principe, offrira dans cette combi-naifon plus de chaleur , plus de mouvement &plus de lumière , parce que celle-ci fera féparéede l’air vital avec plus d’énergie. Mais cette doc-trine n’explique point encore quelle eff la caufe