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fournir l'alun. Bergman s’eft afflué qu’avantd’avoir été calciné, ce fchiffe ne donne pas unarôme d’alun, lorfqu’on le lave avec de l’eau.L’expofuion à l’air fait le même effet fur lespyrites pures que l’on arrofe d’eau. La décom-pofition fpontanée de ces fubftances produit del’acide fulfurique qui fe porte fur l’argile , &forme de l’alun. On leffive ces pyrites effieu-ries, on laide dépofer à plufieurs rep ifes lefer que contient la leffive , on la fait évaporer,& on la met criftallifer dans des tonneaux. Lefel fe dépofe en gros criffaux. On emploie fou-vent une forte leffive des favoniers, pour faci-liter la criftallifation de l’alun.,Tel eft le procédçqu’on fuit dans plaffeurs manufadures ; mais cesuluns , retirés des pyrites, contiennent toujoursplus ou moins de fer ; celui que l’on retire despierres où il exiffe tout formé , eft toujoursplus pur, comme l'alun de Rome. L’alun qu’onfabrique, en combinant directement l’acide fnifu-rique avec les argiles, eft fquvent mêlé d’unecertaine quantité de fer , parce que les argilescolorées qu’on emploie pour cette préparation ,font chargées de ce métal.
Le fulfate d’alumine, fous fa forme régulière,eft un odaèdre parfait, formé de deux pyramidesà quatre faces, jointes bafeàbafe. Cette formevarie beaucoup, fuivant les circonftances de la