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l’alun des terres ou des pierres qui le contiennentdans beaucoup d’endroits de l’Allemagne, où ily avoit des manufaétures dès 1544, en Angle-terre, en Efpagne, en Suède, & dans prefquetoutes les parties de l’Europe.
Beckman a fait fur l’hiîloire de la fabrica-tion de ce fel, une differtation très-détaillée,que l’on trouve dans les actes de Gottingue. Ilparoît, d’après les recherches de ce favant ,que les peuples de l’Orient ont les premierspréparé ou extrait de l’alun ; car ce que lesanciens, & Pline en particulier , appeloientchiflon , trichites , calchlùs , & qu’ils paroifl'oientavoir confondu avec l’alumen & le wirrnpla. desGrecs, femble plutôt appartenir aux différensétats du fulfate martial , ou de la couperofeverte. Les Italiens prirent à bail les fabriquerd’alun des environs de Conflantinople ; versl’année 1459, Bartholomé Perdix ou Pernix ,Génois, découvrit une mine de ce fel dans l’îled’Ifchia ; dans le même temps à-peu-près, Jeande Caftro en trouva une autre à laTolfa, &bientôt il s’établit un grand nombre de fabriquesd’alun en Italie, fur-tout lorfque le pape Pie IIdéfendit l’importation de l’alun d’Orient. Cet artpafl'a enfuite en Efpagne , en Allemagne, en An-gleterre & en Suède, vers le commencement dudix-feptièmefiècîe. (V. Beckman).