d’Hist. Nat. et de Chimie. 397
Cette diffohuion eXpofée à l’air fe couvre d’unepellicule légère, qui fe reproduit à mefure qu’onl’enlève. Cet effet eft dû à l’acide craieux del’atmofphère, il eft le même que pour l’eaude chaux, quoiqu’il foit beaucoup moins mar-qué. La même diffolution évaporée dans desvaiffeaux fermés , laiffe pour réfidu la terre pe-fante, & l’on juge par le poids de ce réfidude la diffolubilité de cette fubftance. On con-çoit d’après cela qu’il faut fe fervir d’eau dis-tillée dans cette expérience, comme dans tou-tes celles de cette nature.
La terre pefante n’a point d’aélion fenfible,îbit par la voie sèche, foit par la voie humi-de, ni fur la terre filiceufe, ni fur l’argile (i).
doit préférer cette teinture récente au fîrop de violettes,qui n’a pas à beaucoup près la même fenfibilité. Au refie,ce fîrop peut être employé dans tous les cas où les ma-tières falines que l’on veut examiner, ont une certaineénergie ; auffi en parlerons-nous fouvent au lieu de lateinture.
(1) Il efî effentiel d’obferver ici que pour faire connoî-tre avec ordre l’aftion réciproque des corps les uns furles autres , je ne parle que de la combinaifon de deuxCorps, que lorfque je les ai fait connoitre tous les deux Jainfi, je n'ai dû faire mention dans l’hifloire de la terrepefante , que de la manière dont elle eft altérée par la lu-mière, le feu, l’air, l’eau , la terre vitrifiable & l’argile,