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La terre pefante pure, obtenue par lesmoyens qui feront détaillés plus bas, efl fousforme pulvérulente, d’une extrême finelfe &d’une allez grande blancheur ; je n’y ai pointtrouvé de faveur décidée fur la langue.
On ne fait point encore fi elle efl altérablepar la lumière.
Le feu ordinaire de nos fourneaux ne la faitpoint entrer en fufion; elle donne au creufetdans lequel on la chauffe, une couleur bleueou verdâtre, & elle prend elle même une lé-gère teinte de cette couleur. Cette propriétéparoît dépendre de fa réadion fur l’argile. M.d’Arcet dit qu’elle fe fond dans un creufet d’ar*gile ou de fer à un feu très-violent.
Expo fée à l’air, elle y augmente de poids& fe combine, quoique très-lentement, avecl’acide crayeux contenu dans l’atmofphère ; oune connoît pas ce qu’elle peut éprouver dela part de l’air vital.
Elle fe diffout dans l’eau, mais avec affezde difficulté, puifqu’il faut 900 parties de cefluide pour une partie de terre pefante. L’eauqui en efl; chargée, donne une couleur vertefoible à la teinture des fleurs de violette (1)-
(1) Nous d^fignons par teinture de violettes, une di(~foiution de partie colorante de ces fleurs dans l’eau. Ou