tj^ïïisT. Nat. et de Chïmïe* 5S7
ïcî un court extrait de la doétrine que nous pro-pofons fur cet objet, & qui fera très-éclaircie& mife abfolument hors de doute , dans lesdétails que nous donnerons fur les fubftancesfalines en particulier.
Il eft démontré, par les belles expériencesde M. Lavoifier, que beaucoup de matièrescombuftibles laifient pour réfidu, après leurcombuftion, un acide d’une nature particulière.La combuftion n’eft autre chofe, comme nousl’avons expliqué plus haut, qu’une combinaifonde la bafe de l’air vital avec les corps combuf-libles. Tout corps qui a brûlé, c’eft-à-dire quis’eft combiné avec la bafe de l’air, rentre dansla claffe des corps incombuftibes, ou, ce quieft la même chofe , fa tendance à fe combineravec cette bafe eft fatisfaite, & il n’eft plusfufceptible de s’y unir de nouveau. Ces prin-eipes étant une fois démontrés, lî d’une part,on trouve que plufieurs fels font les réfidus dediflérentes matières combuftibles brûlées ; & fi,d’une autre part, tous les fels parodient con-tenir la bafe de l’air pur , & préfentent les ca-ractères des fubftances qui ont éprouvé la com-buftion , on conçoit comment ils ne pourrontplus être combuftibles. Ces aliénions font fon-dées fur un grand nombre de faits, commeon le verra plus bas j elles prouvent que les
B b ij