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èn forte de l’avoir pure & fans mélange par letriage j le lavage , &c. Une pierre doit êtreréduite en poudre, & pour ainlî dire à l’étatde terre, pour être convenablement eiïayée.L’adion du feu eft une des premières tentativesque l’on fait ordinairement fur ces fubftances.On les expofe à la dofe de quelques onces dansdes creufets d’argile bien cuite , ou de porce-laine , au feu d’un fourneau qui tire bien , telque celui de Macquer, & mieux encore à celuides fours de poterie, de porcelaine, ou deverrerie. Il faut obferver à l’égard des creufetsque l’on emploie pour cette opération , que laterre argileufe qui en fait la bafe, entre fouventpour beaucoup dans l’altération que la fubftancepierreufe éprouve de la part de la chaleur ; maisîl n’y a point de moyen d’éviter cet inconvé-nient , qui d’ailleurs devient prefque nul lorf-qu’on compare enfemble les changemens pro-duits dans beaucoup de pierres. On a imaginédepuis quelques années de fe fervir du chalu-meau à fonder, pour traiter les matières mi-nérales au feu , & l’on doit réunir ce fécondmoyen au premier dans l’examen chimique d’uneterre ou d’une pierre. On les expofe au feu,foit feules , foit mêlées entr’elles on avec quel-ques fubftances falines que l’on connoîtra par la