Ê £ É M E N S
des données par ces favans, & de les compa*rerj notre but n’efl pas de faire ici l’hifloirenaturelle des matières terrenfes, nous ne vou-lons qu’offrir le réfultat de ces différens tra-vaux , afin de favoir combien il y a d’efpèces deterres confiden ces chimiquement, & quelles fontles propriétés qui caraélérifent chacune d’elles.
Ayant d’aller plus loin fur cet objet, re-marquons que nous croyons devoir confon-dre dans la même claffe les terres & les pier-îes, puifqu’en les confidérant chimiquement telles ne font qu’une feule & même fubftancedont l’aggrégation efl différente. Le grès, parexemple, n’efl que du fable réuni & cohérentpar la force d’aggrégation, & le fable n’efl quedu grès dont les parties intégrantes font défu-nies 8c dont l’aggrégation efl rompue ; l’une &l’autre de ces fubflances préfente abfolumentles mêmes propriétés chimiques.
M. Pott a divifé les terres 8c les pierres enquatre clafles ; les vitrifiables, les argileufes,les calcaires 8c les gvpfeufes. Les découvertesfaites depuis ce chimifle, ont démontré que lesmatières connues jufqu’aujourd’hui fous le nomde terres calcaires font de vrais fels neutres yles pierres gypfeufes font aufli reconnues pourdes fubflances faünes. Il n’y a donc plus dansles quatre clafles des pierres admifes par Pott,