d’Hist. Nat. et de Chimie. 217que l’on doit une connoiiïance plus exafle deces phénomènes & dé la nature de l’eau. Cephyficien ayant remarqué, avec M. de la Pla-ce , que lorfqu’on brûloit le gaz inflammable àl’aide de l’air pur dans des vaifleaux fermés,il fe produifoit de l’eau pure, (fait que M. Mongeobfervoit avec la plus grande précifion dans lelaboratoire de l’école de Meziere prefque dansle même tems que lui ) , crut pouvoir en con-clure que l’eau étoit formée dans cette expé-rience par la combinaifon de l’air pur & dugaz inflammable, qu’il regardoit comme fesdeux principes conftituans. Cette théorie fur lanature de l’eau à laquelle M. Lavoifier enlevoittout-à-coup la prérogative de corps Ample &d’élément qu’elle confervoit depuis long-tems ,éprouva d’abord des contraditions, & ce chi-mifte fentit bien qu’il falloir ajouter la preuvede la décompofltion de l’eau à celle de la lyn-thèfe. Il chercha en conféquence le moyen dedécompofer ce fluide , en lui préfentant descorps qui eu fient allez d’affinité avec l’un defes principes pour les féparer. Il s’eft réuni àM. Meufnier pour faire des recherches fur cetobjet, & ces deux favans ont lu à l’académiele 21 Avril 1784, un Mémoire où ils ont prou-vé que l’eau n’eft point une fubflance Ample,gu’elle elt véritablement compofée de gaz
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