d’Hist. Nat. et de Chimie, si*!
fa même légèreté & fa fapidité. On lui rendces deux propriétés en la lai (Tant expofée pen-dant quelque tems au contaâ de l’atmofphère,ou en l’agitant fortement. 2 0 . L’air la diffout &la rend élaftique & invifible comme lui, lorf-qu’il jouit d’un certain degré de chaleur. Plusil ell chaud, & plus il tient d’eau en diffolution.M. le Roi, médecin de Montpellier, a exa-miné dans le plus grand détail l’état de l’eaudans l’atmofphère. Les expériences ingénieufesqu’il a faites fur cet objet, ont prouvé quel’air chaud le plus fec , renfermé dans un flac-con, & refroidi jufqu’à une certaine tempéra»ture j laiffe précipiter en goutelettes l’eau dontil eft chargé ; que cette diffolution a différenspoints de faturation, qui dépendent de la cha-leur de l’atmofphère ; que cette eau fe précipitela nuit & conflitue une efpèce de rofée par-ticulière. Il a même penfé, d’après ces faits,que les variations dans la pefanteur de l’atmof-phère, dépendent en partie de cette eau quiy eft contenùe en différentes quantités luivantfa température.
Quoique l’ordre que nous adoptons fembleexiger qu’il ne foit point encore queftion dematières falines, nous devons cependant faireobferver ici que l’eau qui eft très-fufceptible dele? diffoudre, en contient toujours une certaine
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