d’Hist. Nat. et de Chimie. 207diftillation , elle lai (Te en effet au fond des vaif-feaux une certaine quantité de réfidu terreux.Ivl. Lavoifier a fait fur cet objet des expérien-ces d’une exaditude rigoureufe. Ayant pefé lesvaifleaux de verre dans lef^uels il faifoit la dis-tillation de l’eau, & reconnu de même par lepoids la quantité de l’eau c^iflillée, & du ré-fidu qu’elle donne , il a démontré que cetteprétendue terre efl due à la matière des vaif-feaux dont la furface efl peu à peu enlevée& corrodée pa. l’adion de l’eau.
De l'Eau dans l'état de vapeur.
Lorfque l’eau eft réduite en état de vapeurpar t’adion du feu, elle acquiert dans cette ag-grégation des propriétés particulières qui la dis-tinguent de fes deux premières modifications.
i°. Elle efl parfaitement inviflble, lorfqu’elleefl reçue dans un air dont la température eflau-delfus de 1 j degrés du thermomètre de Reau-tnur, & qui n’efl pas fès-chargé d’humidité.
2°. Si au contraire l’atmofphère efl au-def-fous de 10 degrés & déjà humide, la vapeurde l’eau forme un nuage blanc ou gris très-fenfible ; ce qui efl du à ce qu’elle ne fe dif-fout pas dans l’air humide, comme nous l’ex-poferons plus bas.
3 °. Son état de dilatation efl fi grand, que 3