to’Hist. Nat. Et de Chimie. 193jgnent cette dernière, foit de la part de l’air,foit de la part des corps combuftibles.
La refpiration eft un phénomène très-analo-gue à la combuftion. Comme cette dernière,elle décompofe l’air ; elle ne peut fe faire qu’enraifon de l'air pur ou vital contenu dans l’at-mofphère ; lorfque tout cet air eft détruit, lesanimaux périiïent dans la mofette qui en eft leréfidu. C’eft une combuftion lente, dans laquelleîa matière du feu, foit qu’elle abandonne l’aiepur, comme le penfe M. Lavoifier, foit qu’ellefe dégage des humeurs animales , comme ellele fait des corps combuftibles dans la théorie deMacquer , ne paroxt point fous l’afpeét brillantde la flamme, mais entre, à ce qu’il paroît, dansune nouvelle combinaifon qui produit de la cha-leur. Au refte , ce dégagement invifible & infen-fible de la matière du feu reflemble dans la refpi-ration à ces combuftions lentes & fans flammequi ont lieu dans la calcination de la plupart desmétaux. Cette analogie de la refpiration avecla combuftion eft telle, qu’il fe produit de lachaleur dans la première comme dans la fécon-dé ; cette chaleur pafte dans le fang qui par-court les poumons , 8c fe répand avec luidans tous les organes ; c’eft ainfî que fe réparela chaleur animale qui eft continuellement en-levée par l’atmofphère & les corps environ»Tome Z, N