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trois ou quatre fois plus de matière combuf-tible. Ce fingulier fluide retiré des chaux de-mercure, & que l’on retrouve auflï dans l’acidenitreux & dans le nitre, comme nous le ver-rons ailleurs, a été appelé air déphlogifliqwpar M. Prieflley qui l’a découvert, parce qu’ila cru que c’étoit une partie de l’air atmofphé’rique dont le phlogiitique, toujours contenu,fuivant lui, dans l’atmofphère , a été totale-ment enlevé & abforbé par la chaux de mer-cure qui fe réduit à rnefure qu’on en dégagece fluide élaflique par la chaleur. Sans exami-ner ici fi cette théorie eft fondée fur des preu-ves pofitives, nous ferons obferver qu’on peutfe pafler de cette dénomination fujette à ungrand nombre de difcuffions, & qu’on doit adop-ter le nom d’air pur ou air vital pour ce fluide,puifqu’il eft le feul qui ferve véritablement à lacombuftion & à la refpiration, & puifqu’il eft,pour nous fervir de l’expreflion de M. Lavoi-fiçr , beaucoup plus air que l’air commun.
D’après cette néceftité abfolue de l’air pourla combuftion & la préfence d’une partie decet air dans les chaux métalliques, M. Lavoi-fier a penfé d’abord que la combuftion neconfiftoit que dans l’abforption de l’air pur parle corps combuftible. Il a regardé l’air del’atmofphère, abftraciion faite de i’eau & des
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