d’Hist. Nat. et de Chimie. 177& rapides qui s’y excitent & qui produifent lesvents. Cependant tous les corps ne lui livrentpas pa(Tage, ou ne fe lailTent point traverfer parl’air. Les matières tranfparentes que la lumiè-re traverfe avec promptitude, réfiflent à l’airqui ne peut point les pénétrer. L’eau, les dif-folutions falines, les huiles, l’efprit-de-vin ,palfent à travers un grand nombre de corpsdont le tifiii ne peut être pénétré par l’air. Iln’a point, comme ces matières liquides, la pro-priété de dilater ces corps, d’en aggrandir lespores, & d’en relâcher le tiffù.
L’air renfermé dans des vailTeaux eft parfai-tement invifible ; on ne peut le diflinguer duverre qui le contient, & quoiqu’il occupe tousles efpaces, il préfente à l’oeil l’idée du vide.C’ell fa ténuité & fon extrême perméabilitépar les rayons lumineux qui le rendent invifi-ble , il refrange la lumière fans la réfléchir ; iln’a donc point de couleur, quoique quelquesphyficiens aient penfé que fes grandes maffèsétoient bleues.
On a toujours regardé l’air comme parfai-tement infipide , & tous les phyficiens s’accor-dent à lui donner ce caraétère. Cependant fîl’on fait attention à ce qui fe pafle lorfque cefluide touche les nerfs découverts des animaux,comme cela a lieu daus les plaies , & à plu-