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diiïolvans ou des menfirues employés à froideou à la fimple température de l’air fuffit fou-vent pour .opérer les changemens les plus fin-guliers, & elle a le grand avantage d’éclai-rer la marche des expériences. C’eft cette mé-thode qu’on fuit avec fuccès dans l’examendes fels, des terres, des mares, des matiè-res végétales, &c. La chaleur n’eft plus qu’unmoyen fecondaire, une efpèce d’auxiliaire def-tiné à favorifer les combinaifons. Comme onl’emploie à différens degrés, il feroit très-im-portant d’avoir un procédé pour la donner tou-jours égale. Depuis long-tems les chimiftes &les phyficiens cherchent un fourneau dans le-quel on puifle donner un degré de feu uni-forme ; l’art feul des manipulateurs a fervi juf-qu’à ce jour à remplir cet objet fi défirable,mais on conçoit qu’il lui eft impoffible d’arriverà ce point de précifion , dont l’utilité feroit figrande. On a hure qu’on a imaginé en Angle-terre des fourneaux propres à produire cettechaleur réglée & uniforme. Malheureufementnous n’avons point encore de renfeignemensaflez pofitifs fur cet objet, pour pouvoir en faireconftruire de femblables ; mais fi cette décou-verte efi faite, comme on le dit, l’art chimiquey gagnera beaucoup, & elle fera bientôt ré-pandue en France.
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