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à l’état de chaleur libre ; elle devient fufceptibled’agir fur les corps placés .dans fon atmofphè-re ; le thermomètre peut en mefurer la force &en indiquer les degrés. Ils penfent qu’il y a tou-jours dans l’atmofphère une certaine quantitéde chaleur libre, & que c’efl cette dernière,qui, étant abforbée dans plufieurs phénomèneschimiques , produit le froid qu’on obferve danscertaines combinaifons. Comme tous les corpsqui paflent de l’état folide à l’état fluide <5cde ce dernier à celui de vapeurs, excitent dufroid dans l’atmofphère environnant, ils foup-çonnent qu’il y a une grande quantité de ma-tière de la chaleur abforbée par ces corps, &que lorfqu’au contraire les fubftances qui defluides deviennent concrètes, produifent de lachaleur, cette dernière eft dégagée de ces fubf-tances , & pafle de l’état de combinaifon à ce-lui de liberté.
M. Scheèle, perfuadé ainfi que M. Bergmanque la chaleur eft un corps exiflant par lui-même , a examiné avec beaucoup de foin, lesphénomènes qu’elle préfente comme agent chi-mique & comme fufceptible de combinaifons.Il a cm même pouvoir conclure de fes expé-riences qu’elle eft un compofé d’air pur qu’ilappelle air du feu, & de phlogillique ; qu’elle nediffère de la lumière que par la quantité rela-
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