88 Elémens
aurons foin de les faire remarquer toutes lesfois que l’occafion s’en préfentera. Nous dironsfeulement que ces apparences d’inconfiancedans les loix de l’affinité, ne font dues qu’àquelques circonflances capables de les modi-fier , comme la quantité des matières, la tem-pérature de l’atmofphère, le mouvement oule repos, la diffolution par l’eau ou par le feu,c’efl-à-dire , la voie humide ou la voie sèche,l’état d’aggrégation particulier à chaque corps,&c. M. Bergman a confidéré toutes ces cir-conflances avec un foin particulier, & il a ex-po fé les variations apparentes qu’elles peuventfaire naître dans les loix de l’affinité. Il a conclude tous les faits qu’il a rafïemblés fur cet objet,que ces variations ne doivent être regardéesque comme des exceptions, & qu’elles ne fontpas capables de porter atteinte à la doctrinedes affinités.
Telle eft auffi l’opinion qu’on doit avoir dedeux efpèces d’affinités admifes par quelquesauteurs. L’une eft l’affinité d 'intermède, & l’au-tre l’affinité réciproque. Ils entendent par la pre-mière , celle qui fait qu’un corps qui ne pou-voit s’unir avec un autre, en devient capableaprès avoir été combiné avec un troifième ,qui lui fert ainfi d’intermède. L’huile, par exem-ple , ne peut s’unir à l’eau $ mais lorfqu’oii