xxiv Discours
priétés qui le caradérifent ; quant à la chaleuron n’a pas de preuves, auffi manifefles de foncxiflence, & plufieurs phyficiens ont cru que cen'étoit qu’une modification, dont tous les corps•étoient fufceptibles ; mais les expériences desmodernes fur la différence de chaleur que con-tiennent tous les corps, fur leur aptitude àl’abforber, à la conferver, &c. enfin fur lesattradions éledives auxquelles elle paroît obéir-,rendent la première opinion furTexiffencc dela chaleur comme corps, beaucoup plus vrab-femblable que jamais. Il eff certain que tonsles phénomènes qu’on obferve en phyfique,s’expliquent beaucoup plus facilement & nam*rellement dans cette opinion que dans celle deEâcon. Je crois donc devoir faire connoîtreici, i°. les raifons qui me font préférer cettehypothèfe à celle que j’ai femblé adopter dansle premier volume de cet Ouvrage ; 2°. lesmodifications que cette nouvelle hypothèfedoit apporter dans les principales théories de lachimie,
Les loix fimples & uniformes par îefquellesla nature paroît opérer tous les phénomènesqu’elle nous préfente, femblent indiquer qu’ilo’y U qu’un feul corps qu’on puiff'e regardercomme le feu, Auffi beaucoup de phyficiensmodernes regardent-ils la lumière & fil chaleur- }