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Tome Cinquième (1793)
Entstehung
Seite
63
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îdHist. Nat. et de Chimie. 63peau épaiffe & couverte de poils enlève lafenfibilité & détruit le taâ. Le goût eft très-fin chez ces animaux. Louie offre le mêmeappareil que chez lhomme.

Les cétacés nont prefque point de cerveau,relativement à la malle de leur corps ; cet or-gane efî entouré dun fluide huileux & épais;leurs fens font obtus.

Le cerveau des oifeaux na plus la mêmeftruéhire & le même appareil de replis , démi-nences & de concavités, que celui de lhomme& des quadrupèdes. La belle ftruéture des yeuxde ces animaux, leur grandeur, la fclérotiqueépaiffe & cartilagineufe, la paupière intérieureviembrana niâitans, mue par des mufcles par-ticuliers , la malle du crifiallin & du corps vitré,la bourfe de matière noire contenue à fextrc-mité du nerf optique , lenduit brillant de lachoroïde, tout annonce une organifation com-pliquée , un foin pris par la nature pour rendrela vue des oifeaux perçante, & pour pourvoirà ce quils puiffent reconnoître de loin leurproie, & éviter les dangers que la rapidité deleur vol auroit fans ceffe fait naître ; en unmot, pour favorifer lagilité & la mobilité quifemblent faire le partage de ces animaux. Louieefl moins parfaite chez eux que la vue; ils 11eparoiffent être que peu, fenfibles aux odeurs &