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E L Ê M E N Stoient. Auflî faute de defcriptions exades &de caradères sûrs, ne fait-on pas fou vent dequels animaux ils ont voulu parler. Les natu-ralifles qui ont fenti les défavanrages de cetteméthode , ont adopté une manière très-diffé-rente de traiter cet objet. Us fe font fervis dela forme extérieure des parties les plus appa-rentes des animaux, pour leur donner des ca-radères faciles à faifïr, & à l’aide defquels onpût les dillinguer sûrement les uns des autres.Nous n’expoferons ici que trois méthodes ar-tificielles fur les quadrupèdes, celles de MM,Linneus, Klein & Briffon,
Méthode de Linneus.
Linneus a divifé les animaux à mammelles,piammalicif en fept ordres. Le premier, quicomprend ceux qu’il appelle primates , a pourcaradères des dents incifives aux deux mâchoi-res ; leur nombre de quatre confiant à la mâ-choire fupérieure; deux mammelles fituées furla poitrine, les bras éloignés par des clavicules.Cet ordre contient quatre genres; favoir,l’homme homo , le finge fimia , le maki lemurou profimia , & la chauve-fouris vefpertiüo. Onïie peut s’empêcher de difeonvenir que cetteméthode eft bien éloignée de la nature, puif-qu’elle rapproche des êtres aufli éloignés quçl’homme 8c la chauve-fouris,