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a Élémens
variée de ces êtres, des différences remarqua-bles, à l’aide derquelles il lui étoit facile d’éta-blir des diflinétions entr’eux. Les naturaliftesont de tout tems, fend Futilité dé ces diffé-rences , & ils s’en font fervis avec avantagepour partager les animaux en claftea plus oumoins nombreufes, 8c pour former ce qu’on aappelé des méthodes. Quoiqu’il foit démontréque ces fortes de claftifîcations n’exiftent pasdans la nature, 8c que tous les individus qu’ellecrée forment une chaîne non interrompue 8cfans partage, on ne peut cependant difconve-nir qu’elles aident la mémoire, & qu’elles fonttrès-propres à guider dans l’étude de l’hifloirenaturelle. On doit donc regarder les méthodescomme des inftrumens appropriés à notre foï-bleffe, & dont on peut fe fervir avec fuccèspour parcourir le vafte champ des richeffes dela nature. Ariftote n’a établi que des divifions.générales 8c (impies; mais fes belles confédéra-tions fur les organes intérieurs 8c extérieurs desanimaux, ont formé une bafe fur laquelle ontété en grande partie fondées les divifions despremiers naturaliftes méthodiques, tels que Ge£ner, Aldrovande , Jonfton , Charleton, Rai,&c. A ces premiers naturalifies en ont fuccédéun grand nombre d’autres qui ont perfeétionnéles méthodes, 8c qui ont ajouté aux connoif-