d*Hist. Nat. et de Chimie. 495volume & le poids des fujiftances putréfiées font.confidérablement diminués ; il s’en fépare unemucofité gclatineufe ; elles fe defsèchent peu-à-peu, & enfin fe réduifenc en une matière terreufe
friable.
Tels font les phénomènes généraux qu’onobferve dans la putréfaction des fubftances ani»rnales; mais il s’en faut de beaucoup qu’ils foientdes mêmes dans toutes les matières qui fe pout-•riffent. il y a d’abord une grande difiindion àfaire entre la putrétadion des parties des animauxvivans & celle de leurs organes morts. Lemouvement qui exifte dans les premiers modifiefingulièrement les phénomènes de cette altérar.îion, ôc les médecins ont de fréquentes occa-sions de voir les différences qui exiftent entreces deux états , relativement à la putréfadion.Outre cela, chaque humeur, chaque partie folideieparée d’un animal mort a encore fa manièrepropre de fe nourrir ; le tifiu mufculaire , mem-braneux ou parenchymateux plus ou moinsferré des organes ; la nature huileufe , muciîa-gineufe ou lymphatique des humeurs, leur con-fiftance, leur état relatif a celui de l’animal quiles a fournies , influent fur le mouvement putré-fadif, & le modifient de mille manières, peut-être inappréciables. Enfin, que fera-ce fi l’on