d’Hist. Nat. et de Chimie." 493animales qui l'ont expofées à fon aérien. Quantà la nature de cet être odorant fugace , c’ellfpéciaiement lur ce point que les recherchesfont peu avancées , 6 c qu’elles demandent àêtre luivies. Ce que nous en favons nous in-dique qu’il eft extrêmement volatil , atténué,pénétrant ; que l’air pur, l’eau à graride dofe ,les gaz acides font fufcepribles o’en modérerles effets. Quoiqu’il ne faille pas le confondreavec le gaz acide carbonique , qui fe dégageen grande quantité des corps en putrefaélion ,& au dégagement duquel Macbride attnbuoitentièrement la caufe de ce phénomène naturel,quoiqu’on ne doive point non plus l’aflimilerni au gaz hydrogène dégagé des corps putref-cens , ni à la matière lumir.eufe qui brille à lafurface des fibres animales pourries , & qui faicde ces êtres autant de pholpores , on ne peutcependant difconvenir qu’il a quelques rap-ports bien direâs avec ces fubliances , puifqu’illes accompagne conftamment, puifqu’ii eftaufîtvolatil , aufli tenu qu’elles , 6 c puifqu’il agitavec tout autant d’énergie fur les organes desanimaux. Ne doit-on pas le regarder commeune partie de la maffe même des lubffances ani»males réduites en vapeur.
On peut diftinguer avec M. Boiffieu quatre