d’Hîst. Nat. et de Chimie. 477été regardé par les premiers naturalises commeun tubercule ou une excroiffance des plantes. Desobfervations plus exaéles ont appris que c’eft lafemelle d’un infecte rangé parmi les hémiptèrespar Geoffroy. Cette femelle fe fixe fur les feuillesdu chêne verd j après avoir été fécondée, elle s’yétend, y meurt, & perd bientôt la forme d’inrfeûe. Elle repréfente une coque brune arrondie,fous laquelle font renfermées les œufs en très-grand nombre. On fe fervoit autrefois de cettecoque dans la teinture ; on l’a abandonnée depuisqu’on a la cochenille. Le chermès préfente lesmêmes propriétés chimiques que cette dernière.Il entre dans le firop de corail du codex ,& dansla ^onfeétion alkermès.
§. XVI. Di la Cochenille.
Il en eft de la cochenille comme du chermès ;©n ''^regardée long - temps comme une graine.Le père Plumier eft un des premiers qui ait re-connu cette erreur. En effet, cette fubftance eft:la femelle d’un infeâe hémipîère, qui diffère duchermès en ce qu’elle conferve fa forme , quoi-que fixée fur les plantes. La cochenille employéeen teinture croît fur l’opuntia, figuier d’Inde ouraquette. On la récolte en grande quantité dansl’Amérique méridionale. Geoffroy, qui en faitl’analyfe, y a trouvé les mêmes principes que