d’Hist. Nat. et de Chimie 457cru que c’étoit des excrémens d’oiieaux qui vi-vent d’herbes odoriférantes ; les autres ont at-tribué l'on origine à des écumes rendues par lesveaux marins, à des excrémens de crocodiles,&c. Pommet & Lérnery ont cru que c’étoit unmélange de cire & de miel cuit par le foleilaltéré par les eaux de la mer. Formey , quia adopté cette opinion , l’a étayée d’une expé-rience qui confifte à faire digérer un mélange decire 8c de miel ; il allure qu’on peut en tirer unproduit d’une odeur fuave fort analogue àcelle de, l’ambre. Quelques auteurs anglois ontregardé l’ambre gris comme un fuc animal dépofédans des poches placées vers la naiffance del’organe génital de la baleine mâle ; quelquesautres ont penfé cju’it fe forme dans la veffîe uri-naire de ce cétacé. Mais l’une §c l’autre de cesopinions eft démentie par les becs de sèche quel’on trouve dans ce fuc concret. Enfin M. Schv/é-diaur , d’après l’examen d’une grande quantitéd’échantillons d’ambre gris, 6c d’après les rapportsde plufieurs navigateurs, croit que cette fubftan-ce eft fprmée dansée canal alimentaire àuphyfetermacrouphalus , efpèce de baleine d’où on retirele fperma ceti ou blanc de baleine. U regarde l’am-bregris comme un excrément endurci ou commeune efpèce de bézoar de ce cétacé. Le lieu qu’iloccupe fait qu’il eft fouyent mêlé de quelques
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