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Tome Quatrième (1791)
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416
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lique & brillant. Ces jolies expériences proü-svent que le phofphoré a plus d’affinité avec l’oxUgène que plufieurs rtiétaux$ & qu’il eft fufcep-tibîe de réduire leurs oxides par la voie humide.Bergman a eonftaté que l’acide arfénique eftnoirci & paffe à l’état d’arfenic * lofqu’on lechauffe avec du phofphoré qui devient acidephofphorique , à mefure 'qu’il enlève l’oxigènéau métal.

Le phofphoré fe diflfdut dans toutes les huiles *& les rend lumineufes. Spielman a découvertqu’il fe diffout dans l’alcohol, & que cette diffo-lution jette des étincelles lorfqu’on la verfe dansl’eau. Une partie du phofphoré eft précipité ehpoudre blanche dans cette opération.

Le phofphoré n’eft encore que très-peu employédans la médecine ni dans les arts. MM. Menzius,Morgenftern , Hartman , &c. difent en avoiréprouvé de bons effets dans les fièvres malignes& bilieufes, dans l’abattement des forces t dansla fièvre miliaire. Quelques autres l’ont recom-mandé dans la rougeole, là péripneufltohie, lesdouleurs rhumatifmales, l’épilepfie > &c. maisquoiqu’il ait déjà paru en Allemagne plufieursdiffertations fur les vertus médicinales dü phof-phore employé intérieurement, on ne peut rienétablir de certain fur cet objet, jufqu’à ce quel’expérience ait prononcé d’une manière pluspolitise,

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