d’Hist. Nat. et he Chimie. 415
Le cuivre, traité delà même manière avec lephofphore, a perdu fon brillant, eft devenu très-compaèt; il avoit acquis dix grains fur un demi-gros, & il brû'oit en l’approchant de la flamme.M. Pelletier a obfervé que le cuivre fe combi-ne très-bien avec le phofphore, & qu’il refaitede cette combinaifon une efpèce deminearifebrillante , grenue, très-dure, très-difficile àfondre ; nous donnons à ces compofés, dans les-quels le phofphore entre fans altération, lesnoms de phofphures , de cuivre , de zinc, d’arfe-nic , de fer ,-&c. Dansles recherches de M. Pel-letier fur les phofphcrcs métalliques, il a procé-dé d’une manière bien différente de celle de Mar-graf. Pour opérer ces combinaifons, il a mêléles métaux avec l’acide pliofphorique vitreux 8cun peu de charbon; à mefure que le phofphorele réduit par Faction du charbon , il fe combineavec le métal; c’eft ainfi qu’il eft’parvenue àfondre le platine avec une grande facilité & àformer un phofphure de platine qui pourra fer-vu pour purifier ce métal utile.
MM. Bullion & Sage ont décrit une altérationremarquable que le phofphore éprouve dans lesdiffolutions métalliques. Le premier de ces chi-miftes a découvert que des petits bâtons de phof-phore introduits dans des diffolutions d’or, d’ar-gent , de cuivre, &c. fe couvroient peu-à-peud’un enduit ou d’une efpèce de fourreau métal-