d’Hist. Nat. et de Chimie.' 40$in donneroitil davantage, puifque ce demerparoît avec la propriété de décompofer le phof-phate de foude.
Le phofphore obtenu par tous les procédésque nous avons décrits eft toujours le même.Lorfqu’il eft bien pur, il eft tranfparent, d’uneçonfiftançe femblable à celle de la cire. Il fe crif-tallife en lames brillantes, & comme micacéespar le refroidiflement. Il fe fond dans l’eau chau-de bien avant même que ce fluide foit bouillanr.Il efl très-volatil, & il monte en un fluide épais,à une douce chaleur. S’il efl en contaâ aveçl’air, il exhale une fumée de toute fa furface j.cette vapeur qui répand une forte odeur d’ail,paroît blanche dans le jour , & elle eft très-lu-tnineufe dans l’obfcurité. C’efl-là l’inflammationlente du phofphore ; en effet, fi on le laiffe quel-que temps ainfl expofé à l'air, il fe confume peu-â-peu, & il donne pour rtfidu un acide parti-culier dont nous examinerons plus bas les pro-priétés. Cette çombuftion lente ne s’opère jamais,que lorfque le phofphore efl en contad aveçl’air; elle demande même , pour être très-lurr.i-neufe, «ne chaleur de dou^e à quinze degrés squoiqu’elle ait lieu à une température au-def-fous. Cette inflammation fe fait fans chaleur, ôçelle n’allume aucun corps combuftible. Mais lorAque le phofphore éprouve une çhalçur sèche dç