d’Hist. Nat. et de Chimie 38*l’effervefcence ceffe, Sc que la faiurüticn de l’a-cide foit complète.
La chaux vive & les alcalis fixes fecs décom-pofent fur le champ les matières falines conte-nues dans l’urine. Il fuffit de verfer de la potaffeou de la foude cauftique , ou de jetter de la chauxvive dans l’urine fraîche pour y développer uneodeur ammoniacale putride infupporrable. C’eften décompofant le pholphate ammoniacal que cesfubftances produifent cette odeur. M. Berthol-let a découvert que l’eau de chaux fourniffoitun précipité dans l’urine fraîche, & qu’on pou-voit retirer du phofphore de ce précipité en letraitant comme les os calcinés. Ce phénomènedépend de l’union de la chaux avec l’excès d’a-cide phofphoriquej & le précipité eft formé,i°. du phofphate calcaire naturel à l’urine , &qui n’y étoit tenu eu diffolution qu’en raifortde l’excès d’acide phofphorique ; i Q . du nouveauphofphate calcaire formé par l’union de la chauxajoutée à l’acide libre, & avec celui qui eft com-biné avec l’ammoniaque. M. Berthollet ayantobfervé que l’ammoniaque cauftique précipiteaufti le phofphate calcaire de l’urine, en neutrali-fant l’acide phofphorique libre qui y tient ce felen diffolution, remarque que le poids de ce pré-cipité , comparé à celui qui eft produit par l’eaude chaux , indique la quantité d’acide phofpho-