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Nous ne voulons qu’indiquer ici les grandes alté-rations que l’urine éprouvé. Bientôt après forarefroidiffement, fon odeur s’altère,s’exalte,paffe à l’ammoniaque; fa partie colorante chan-ge & fe fépare du refte de la liqueur; enfin cetteodeur alcaline le diflipe , & il lui en fuccède uneautre moins piquante, mais plus c'éfagréable &plus nauféabonde ; & la de'compcfition finit parêtre comp’ète. Rouelle le jeune a obfervé quel’urine crue & féreufe ne fe pu’réfioit pas fi vite ;que fon odeur 3 lorfqu’elle étoit altérée , différoitbeaucoup de celle de l’urine de la coftion ; &cqu’enfin elle fe couvroit de moififfure commeles fucs des végétaux & les diflfclutions de geléeanimale. M. Halle a vu certaines urines devenirtres-acides avant de pafier à la décompoficion pu-tride. L’urine putréfiée pendant un an & plus,mife en évaporation, do"nne du tel fufible, demême que l’urine fraîche ; mais elle contientbeaucoup plus d’acide phofphorique à nud , ôcfait efïervefcence avec le carbonate ammoniacal.La putréfa&icn a volatilité une partie de l’am-moniaque. Lorfqu’on l’évapore , le fel dépotéfur les parois de la bafiine eft fortement acide;& pour en avoir une plus grande quantité , ilfaut , fuivant le confeil de Rouelle le jeune ,ajouter du carbonate ammoniacal jufqu’à ce que
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