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Tome Quatrième (1791)
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376
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37^ É L É M E N s

goutteux lacide phofporique ne sévacue" pointpar les urines comme chez les hommes fains,quil ségare pour ainfi dire , & que porté dansles articulations, il y excite de lirritation , de ladouleur. Cet excès dacide de lurine paroît teniren diflolution du phofpbate calcaire.

Schéele penfoit que cet acide de lurine nétoitpoint en entier de lacide phofphorique, mais enpartie le même acide que celui quil a trouvédans le calcul humain , & que nous appelionsacide lithique ; cet acide , fufceptible de concré-tion & de criftallifation , forme, fuivant ce cé-lèbre chimifle, les criftaux rouges qui fe dépofentde lurine, ainfi que le précipité briqueté quelon obferve dans lurine des fiévreux. Les con-crétions tophacées des articulations dans lesgoutteux paroiffent être de la même nature quele calcul, ceft-à-dire , en grande partie forméespar lacide lithique.

Lurinefiaiche, difiillée au bain-marie, donneune grande quantité dun phlegme qui neft niacide ni aVain, mais qui fe pourrit prompte-ment. Comme ce phlegme ne contient rien departiculier, on évapore ordinairement lurine àfeu nud. A mefure que leau , oui fait plus desfept huitièmes de cette humeur animale, fe dif-fipe, lurine prend une couleur brune ; il sen-pare une matière pulvérulente, qui a lapparence