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goutteux l’acide phofporique ne s’évacue" pointpar les urines comme chez les hommes fains,qu’il s’égare pour ainfi dire , & que porté dansles articulations, il y excite de l’irritation , de ladouleur. Cet excès d’acide de l’urine paroît teniren diflolution du phofpbate calcaire.
Schéele penfoit que cet acide de l’urine n’étoitpoint en entier de l’acide phofphorique, mais enpartie le même acide que celui qu’il a trouvédans le calcul humain , & que nous appelionsacide lithique ; cet acide , fufceptible de concré-tion & de criftallifation , forme, fuivant ce cé-lèbre chimifle, les criftaux rouges qui fe dépofentde l’urine, ainfi que le précipité briqueté quel’on obferve dans l’urine des fiévreux. Les con-crétions tophacées des articulations dans lesgoutteux paroiffent être de la même nature quele calcul, c’eft-à-dire , en grande partie forméespar l’acide lithique.
L’urinefiaiche, difiillée au bain-marie, donneune grande quantité d’un phlegme qui n’eft niacide ni aVa’in, mais qui fe pourrit prompte-ment. Comme ce phlegme ne contient rien departiculier, on évapore ordinairement l’urine àfeu nud. A mefure que l’eau , oui fait plus desfept huitièmes de cette humeur animale, fe dif-fipe, l’urine prend une couleur brune ; il s’en fé-pare une matière pulvérulente, qui a l’apparence