d’Hist; Nat. et de Chimie. 375&fîez grand nombre de fubffances différentes. Lesunes font des fels femblables à ceux des minéraux,& qui, comme le penfe Macquer, viennent desalimens, & n’ont fouffert aucune altération.D’autres font des matières analogue* aux princi-pes extra&ifs des végétaux ; enfin il en eff quiparoiffent particulières aux animaux, & même àl’urine, ou qu’au moins on n’a point encore trou-vées en quantité notable dans les produits des au-tres règnes, ni même dans d’autres fubftancesanimales que l’urine. Après avoir indiqué lesmoyens qu’on emploie pour extraire ces diverfesmatières de l’urine,nous ferons l’hiftoire de cellesde ces matières qui font propres à ce fluide, &:dont nous n’avops pas encore pris connoiffance.
L’urine avoitété regardée comme une liqueurou lefiive alcaline; mais M. Berthollet fait remar-quer qu’elle contient toujours un excès d’acidephofphorique,& qu’elle rougit la teinture de tour-nefol (1). Ce médecin a obfervé que les urinesdes goutteux contiennent moins d’acide que cel-les des perfonnes en parfaite fanté ; que pendantl’accès de goutte ce fluide eff encore moinsacide qu’à Todinaire. Il conjeâure que dans les
(1) Coldevillars avoit indiqué dans fon Cours dt Chirur-gle que l’urine rougiffoit conftamment la teinture de tour-nefol.
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