d’Hist. Nat. et de Chimie. 349odeur fétide & piquante. Lorfque fa putréfaéfioneft fort avancée, fon odeur devient fuave &comme ambrée. M. Vauquelin a décou-*vert qu'en faifant chauffer de la bile de bœufau bain-marie, & en l’épaiffnTant un peu, ellefe conferve enfuite plufieurs mois fans s’altérer,comme cela a lieu pour le vinaigre que l’on faitbouillir. Il a auffi découvert que la bile de bœufaltérée, exhalant une odeur fétide, & dont lacouleur eft brune , fale & trouble, devient d’unbeau vert, perd fon odeur lorfqu’on la chauffe ,& qu’il s’en fépare alors quelques flocons albu-mineux concrets.
La bile fe diffout très-bien dans l'eau. Sa cou-leur paffe alors au iaune plus ou moins clair,fuivant la quantité d’eau que l’on y ajoute.
Tous les acides la décompofent à la manièredes favons ; ils y produilent un coaguîum. Si onfiltre ce mélange, qu’on évapore la liqueur fil-ttée, on en obtient un fel neutre formé par l’a-cide qu’on a employé, & la foude. Cette belleexpérience , due à M. Cadet, démontre la pré-fence de la foude dans la bile. La matière reliéefur le filtre dans ces expériences eft épaiffe,vifqueufe, très-amère & très-inflammable; facouleur & fa confiftance varient fuivant la na-:ture & le degré de concentration de l’acide qu’ona employé pour la féparer. J’ai obfervé qu’en