d’Hist. Nat. et de Chimie. 347le monde connoît fous le nom de foie. Elle feramafle chez le plus grand nombre des animaux,excepté les infe&es & les vers, dans un réfer-voir membraneux voifin du foie, qu’on appellevéficule du fiel. On n’a encore que peu examinéla bile humaine, par la difficulté que l’on éprouveà s’en procurer une certaine quantité; c’eft cellede bœuf qu’on a prefque toujours foumife auxexpériences chimiques.
Cette liqueur efi d’une confiftance prefque gé-lat.ineufe ou glaireufe ; elle file comme un firopun peu clair. en l’agitant, elle moufle commel’eau de fa von.
Si on la diitille an bain-marie, elle donne unphlegme qui n’eft ni acide ni alcalin; mais qui eftlulceptible c!e paflTer au bout d’un certain tempsà la putridité. Ce ph’egme m’a fouvent préfenteun caraélère fingulier, celui d’exhaler une odeurfuave bien marquée, & fort analogue à celle dumufc ou de l’ambre. Cette expérience a été faiteun grand nombre de fois dans mon laboratoire.Elle rénffit fur-tout en diûillant de la bile un peualtérée & confervée depuis quelques jours. Lamême odeur fe dévelope toujours dans la bileépaiffie & gardée depuis long-temps. Lorfqu’ofta léparé de la bile toute i’eau qu’elle peut four-nir au bain-marie , on la trouve dans l’état d’unextrait plus ou moins fec, d’un verd fonce &