b’Hist. Nat. et de Chimie. 195quelques-unes des humeurs de l’homme , 8ccelles de certains quadrupèdes.
Beaucoup de raifons fe fonr oppoféesà l’avan-cement de cette branche de chimie ; la difficulté& le défagrément de ces travaux , le peu de ref-fources que la fcier.ce oflroit il y a quelques an-nées pour traiter les matières animales lans leurfaire éprouver de grandes altérations , l’impof-fibilité de trouver la fynthèfe même la plus éloi-gnée de la nature, pour reproduire ces matières,Si fur-tout le peu d’intérêt que la plupart desehimiftes non médecins ont eu jufqu’à préfentpour les connoiflances que cette analyle -peutfournir, font les principaux motifs qui ont arrêtéles progrès de la fcience fur cet objet. Cependantles recherches de quelques modernes, fur-toutde MM. Rouelle , Macquer, Bucquet, Pouîletlerde la Salle, Berthelet, Proufl, Schéele 8c Berg-man , ont ouvert une carrière nouvelle , & an-noncent que l’art de guérir pourra retirer degrands avantages de ce genre de travail.
Le corps des principaux animauxtels quel’homme 8c les quadrupèdes, dont nous nous oc-cupons en particulier, eft formé de fluides 8c defolides. On diftinmie les humeurs des animaux entrois clafles, relativement à leur ufage. La pre-mière clalTe renferme les humeurs réerémenti-tielles, defliné«s à nourrir quelques' organes ; la
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