d’Hist. Nat. et de Chimie. 293par perfonne. Ce reproche fait aux phyficiens &aux chimiftes fur les matières animales, eft bienplus frappant & plus mérité pour les fubftancesvégétales. Aucun favant n’a encore entreprisd’obferver la putréfaCfion complète de ces der-nières, quoique beaucoup ayent commencé àdécrire les phénomènes qui ont lieu dans celledes matières animales. Auffi croyons-nous de-voir terminer ici Thiftoire de l’analyfe fpontanée& naturelle des végétaux, en ajoutant feule-ment, i°. que le peu que nous avons expoféfuffit pour faire voir que la putréfaction végé-tale atténue, vo!atilife& détruit les humeurs deces êtres, & les réduit à l’état terreux ; i°. quel’on ne fan encore rien de pofitif furies phéno-mènes &. fur les limites de cette efpèce de pu-tréfaction, qu’il faut bien diftinguer de celle desmatières animales; 3 0 . enfin, que comme cettefermentation eft beaucoup plus marquée, & aété mieux: obfervée dans les humeurs & dans lesfolides des animaux , les détails plus étendusque nous donnerons dans l’examen de ces der-nières fubftances compléteront l’efquifle quenous venons de tracer , & termineront l’hiftoiredes faits connus fur la putréfaction.
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