d’Hist. Nat. et de Chimie. 191'cette deftruélion fpontanée, mais il en retardemême les progrès 5 , & il la fait, pour ainfi dire ,rétrogarder dans les fubftances qui ont commencéà l’éprouver. Le degré de chaleur néceflaire à laputréfaûion eft beaucoup moindre que celui quientretient les fermentations vineufe & acide,puifque ce phénomène s’établit à la températurede cinq degrés j mais une chaleur plus confidé-rable la favorife, à moins qu’elle ne foit aflezforte pour volatilifer toute l’humidité, & pourdeffécher entièrement la fubftance qui fe pourrit.L’accès de l’air eft encore une condition quifavorife fingulièrement la putréfaélion , puifqueles fubftances végétales fe confervent très-biendans le vide. Cependant cette confervation a desbornes, &c le contaél de l’air ne paroît pas êtreaufti indifpenfable pour la fermentation putride,que les deux conditions dont nous avons parlé.
La putréfaûion des végétaux a fes phénomè-nes particuliers. Les fluides végétaux qui fe pour-rilfent, fe troub'ent, perdent leur couleur , dé-pofent différens fédinaens ; il s’élève des bullesà leur furface , il s’y ferme des moififlures dansle commencement. Les matières végétales Am-plement humeétées & qui font molles , éprou-vent les mêmes phénomènes. Le mouvementqui s’excite alors n’eft jamais fi conftdérableque celui qu’on obferve dans la fermentation
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