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Tome Quatrième (1791)
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2çO E L E M E N S

que quoique dans plufieurs principes des vé-gétaux ces trois fermentations fe fuivent & fefuccèdent, il en eft cependant un grand nombred’autres qui font fufceptibles d’éprouver lesdeux dernières fans la première, ou même de fepourrir fans avoir donné préliminairement des•lignes d’acidité. Ces dernières participent de lanature des fubftances animales ; aufii donnent-elles de l’ammoniaque par l’action du feu, &du gaz azote par l’acide du nitre. C’eft en raifonde ce caraftère que ces fubftances végéto-ani-males fe pourrilTent fi facilement.

Le mouvement inteftin qui change la naturedes matières végétales, &c qui les réduit en leursélémens, exige, pour avoir lieu, des conditionsparticulières qu’il eft important de connoiîre.L’humidité ou la préfence de l’eau eft une desplus néceflaires ; les végétaux fecs &c folides,tels que le bois, ne s’altèrent en aucune manièretant qu’ils font dans cet état; mais fi on les hu-meûe & fi on en écarte les fibres, alors le mou-vement inteftin s’y établit bientôt; l’eau paroîtdonc être une des caufes de la putréfaction; &nous verrons dans le règne animal que c’eft ladéccmpofnion de ce liquide qui femble donnernaiffance à ce mouvement inteftin ; la chaleurn’y eft pas moins nécefiaire ; le froid ou la tem-pérature de la glace s’oppofe non-feulement à

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