d’Hist. Nat. et be Chimie. iS3pidement, qu’il eft plus re&ifié. Cette expériencea porté les chimiftes à croire que le vinaigre con-tient de l’alcohol, & femble être une forte d’é-ther naturel. Cette idée s’accorde avec l’odeurpénétrante & agréable que répandent les pre-mières portions de cet acide diftillé.
L’acide acétique s’évapore en entier à l’air ; its’unit à l’eau avec beaucoup de chaleur j il formeavec les terres, les alcalis les métaux, des felsdifférens de ceux du vinaigre ordinaire ; nous lesnommons acétates de potaffe, de fonde, de zinc,de mercure. M. Laffonne a fait voir que le lelammoniacal, formé par le vinaigre radical ouacide acétique, eft différent de l’acétite ammo-niacal ou efptit de Mendererus; quoique nousn’ayons point encore une connoiffance fuffifantede tous les acétates, leur forme , leur faveur ,leur diffolubilité, annoncent affez qu’ils font réel-lement différens des acétites,
Courtanvaux a démontré qu’il n’y avoit quela dernière portion d’acide acétique, obtenuedans la diftillation de l’acétate de cuivre ou ver -dtt, qui fût inflammable, & qu’elle jouiffoitauïïide la propriété de fe congeler par le froid. Cettedernière portion rectifiée s’eft criftaliifée dans lerécipient en grandes lames & en aiguilles, & ellen’eft devenue fluide qu’à treize ou quatorze de-grés au-deffus du terme de ia glace. Cette pro-