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le vinaigre de venus , en le diftillant à une cha-leur douce y alors il eft parfait ement blanc ,pourvu qu’on ne pouffe pas trop le feu versla fin de l’opération, & qu’on ne defsèche pastrop la portion d’oxide de cuivre qui refte dansla connue. La réduûion du cuivre obfervée danscette expérience, éclaire fur la nature du vinaigreradical. Cet acide parole être au vinaigre ordi-naire ce qu’eft l’acide muriatique oxigéné à l’a-cide muriatique pur, ou plutôt ce que l’acidefulfurique eft à l’acide fulfureux, & ce que l’a-cide nitrique eft à l’acide nitreux. Dans cetteopération l’acide acéteux s’unit à l’oxigène del’oxide de cuivre , qui paffe en même-temps àl’état métallique. Les effets produits par le vinai-gre radical y très-différens de ceux qui font occa-fionnés par le vinaigre ordinaire, paroiffent doncdus à l’eîccès d’oxigène dont cet acide s’eft emparé,C’eft pour cela que, fuivantles règles de nomen-clature que nous avons déjà expofées ailleurs,nous nommons ce fel acide acétique.
L’acide acétique ou le vinaigre radical aînureftifié, eft d’une odeur fi vive & fi pénétrante,qu’il eftimpoffible de la foutenir quelque temps jil a une telle caufticité, qu’appliqué fur la peau,il la ronge & la cautérife ; il eft extrêmementvolatil & inflammable ; chauffé avec le contaéfde l’air , ii s’enflamme, & brûle d’autant plus ra-