de fable , il patte d’abord un phlegme d’uneodeur vive & agréable , mais très-peu acide ; illui luccède bientôt une liqueur acide très blan-che, très - odorante ; c’eft le vinaigre diftillé;celui qui diftiile enfuite a moins d’odeur 6cplus d’acidité, il devient d’autant plus acide,que la diftillation avance davantage. On peutfraflurer tous ces produits , 8c obtenir desvinaigres diftillés différens les uns des autres parl’acidité 8c par l’odeur : on fe contente deretirer par ce procédé environ les deux tiersde liqueur qui conftitue le vinaigre le plus pur.La portion qui patte enfuite eft plus acide,mais elle a une odeur empyreumatique qu’onpeut faire difliper en l’expofant à l’air ; elle prendaufliun peu de couleur. Cette opération indiqueque l’acide acéteux efl: plus pefant que l’eau. Levinaigre réfidu eft épais , d’une couleur rougefoncée 8c fale ; il dépofe une certaine quantité detartre; il efî d’une acidité confiée:able. Si onl’évapore à feu ouvert, il prend la forme d’unextrait ; 8c fi, lorfqu’il efi fec, on le diftiile à lacornue, il fournit un phlegme rougeâtre, acide,une huile d’abord légère 8c colorée , enfuite pe-fante, 8c un peu d’ammoniaque ; le charbon qu’illaifle contient beaucoup d’alcali fixe.
On peut concentrer le vinaigre en l’expofantà la gelée. On décante la portion qui eft reliée