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mais l’excès en eft dangereux, parce qu’elledefsèche les fibres , & produit des tremble-mens , des paralyfies , des obftruûions , deshydropifies. On employé l’alcohol pur ou uniau camphre à l’extérieur pour arrêter les progrèsde la gangrène.
Les eaux diftillées fpiritueufes font adminiC-trées en médecine comme toniques , cordiales,anti'fpafmodiques , ftomachiques, &c. On lesdonne étendues dans de l’eau, ou adoucies patdes firops.
On füit avec ccs eaux & !e fucre des boif-fons connues fous !e nom de ratafiats ou deliqueurs. Ces boifi'ons bien préparées & prifesà petite dofe peuvent être utiles j mais engénéral elles conviennent à peu de perfonnes,& elles peuvent être nuifibies à un très - grandnombre. L’exces de ces fortes de liqueurs ex-pofe aux plus grands dangers ; & au lieu dedonner des forces &C d’augmenter celles del’eftomac , comme on le croit allez communé-ment , elles produifent le plus fouvent un effetentièrement oppofé. Celles qui font les moinsnuifibies, lorfqu’on en boit rarement 8c avecmodération, doivent être préparées à froid avecune partie d’alcohol diffillé fur la fubftance aro-matique dont on veut lui communiquer l’odeur ,deux parties d’eau & une partie de fucre royal.