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tures ne font que des diiïblutions de potaffecauftique dans l’alcohol , & qu’elles fourniffentun moyen utile d’obtenir cet alcali très-pur,en le féparant par l’évaporation. L’alcohol a lamême action fur la foude pure. La teintureâcre de tartre & le lilium font de très-bonstoniques & de puiffans fondans. On les em-ploie dans tous les cas oit les forces des maladesne font point fufHfantes pour favorifer les crifes,comme dans la fièvre maligne, les petites vérolesde mauvais caraftère , &c.
On n’a point encore bien examiné l’aélion del’ammoniaque cauftique fur l’alcohol.
Tous les acides préfentent avec l’alcoholdes phénomènes fort importans à obferver;lorfqu’on verfe de l’acide fulfurique bien con-centré fur partie égale d’alcohol reâifié, il feproduit une chaleur & un fifflement remarqua-bles ; ces deux fubftances fe colorent, & il fedégage en même-temps une odeur fuave, com-parable à celle du citron ou des pommes dereinette. Si l’on place la cornue dans laquelleon fait ordinairement ce mélange fur un bainde fable échauffé & qu’on y adapte deuxgrands ballons , dont le premier plonge dansune terrine pleine d’eau froide , on obtient,i“. un alcohol d’une odeur fuave ; a 0 , uneliqueur nommée éther, d’une odeur très-vive,