IÇS ' É i É M E N S
fçrvi qu’à nous détromper fur cetre analyfe. Eneffet, comment ccncevroit on que l’aâion dufeu, qui s’exerce fur tous les principes différonscontenus dans un végétal, tels que l’extrait, lemucilage , l’hui'e , la réfine, la matièrefaline , legluten, 8c c. qui décompcfe chacun de ces prin-cipes d’une manière particulière , pût éclairerfur la nature & la quantité de ces principes, fur-tout lorfqu’on obferve que les produits de cesdiverfes décompofitions s’uniffent entr’eux,&donnent naiffance à de nouveaux corps quin’exifloient pas dans le végétal qu’on examine?L’analyfe des végétaux à la cornue, eft doncline analyfe compliquée, fauffe & trompeufe.
Cependant, comme dans l’examen chimiqued’une matière quelconque on ne doit négligeraucun des moyens que l’art fournit pour en dé-couvrir la nature, on peut avoir recours à cetteanalyfe, enfin d’en obferver les effets, bien pré-venu qu’on ne doit pas trop compter fur cegenre de recherches. Il arrive même quelquefoisque lorfque , dans le travail que l’on fait fur unefubftance végétale peur en reconnoître les pro-priétés chimiques, on compare les effets desmenftrues aqueux, fpiritueux 8c huileux fur cettefubfiance, avec les altérations qu’elle éprouvede la part du feu, ces dernières s’accordent avecl’aélion des diffovans, ôc indiquent par les pra*.