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d’Hist. Nat. et de Chimie. 19 i
plique fans autre préparation fur ces'fubftances.Comme elle n’eft pas foluble dans l’eau, elle for-me une couleur de bon teint. On retire des par-ties colorantes de cette nature de prefque tous,les végétaux aftringens; tels font le brou de noix,lÿracine de noyer, celle de patience, le fumac,l’écorce d’aune , le bois de fantal, &c. Ces cou-leurs font toutes fauves ; les teinturiers les nom-ment couleurs de racines. Elles fervent le plusfouvent à former un très-bon fond, fur lequelon applique d’autres couleurs plus brillantes. Ilfaut encore remarquer que les ingré liens co’o-rans, qui n’exigent aucune préparation, ni poureux , ni pour les matières à teindre, fourniffentl’efpèce de teinture la plus fimpîe & la plus facileà pratiquer.
j°. Le principe colorant de plufieurs autresfubftances réfide dans une matière purement ré-fineufe, infoluble dans l’eau. Quelques-unes deces matières ne font même point folubles dansl’alcohol ; mais toutes le font dans les alcalis,qui les mettent dans une forte d’état favoneux,& les rendent foliibles dans l’eau. Les principa'escouleurs de cette nature que l’on emploie pourteindre font les'fuivantes :
a. Le rocou, efpèce de fécule qu’on retire, parla macération , des femences de Yurucu , putré-