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la teinture ; St fa théorie fur l’application 8t l afixation des couleurs aux fubftances à teindreeft fans contredit la plus fatisfaifante. Notre in-tention étant de lier cette théorie de la teintureavec l’hiltoire des propriétés chimiques des par-ties colororantes végétales, nous les confidcronsrelativement à ces dernières propriétés.
i°. Un grand nombre des parties colorantesvégétales qui font extraftives ou favoneufes fediffolvent très-facilement dans l’eau. La gaude,la garance, le bois de Campêche, le bois d’Inde,le bois de Bréfil fourniffent des couleurs jaunesou rouges de cette efpèce. On conçoit que desmatières teintes avec ces couleurs doivent per-dre leur teinture à l’eau ; suffi fe fert-on, pourrendre ces couleurs durables , d’une matière ca-pable de les fixer en les décompofant ; commed’un fel acide, tels que le tartre rouge, l’alun Stplufieurs autres. Ces fels font appellés mordans.Un acide libre feroit le même effet, mais il al-térerait lapartie colorante. La proportion d’acidefurabondante de l’alun s’unit à l’a’cali de l’extraitfavoneux colorant, St fait précipiter fur la ma-tière que l’on teint la partie rélineufe qui eftalors infolub’e dans l’eau. Cependant cette por-tion colorante , rendue infoluble par l’alun oupar le mordant, eft de deux efpèces \ la première